Rubresus Association de protection et sauvegarde de l’environnement des Basses Plaines de l’Aude

Accidentologie de l’aviation légère: Rubresus tire la sonnette l’alarme.

Si le respect des trajectoires de vol par les avions de l’aéroclub de Narbonne ne devient pas effectif sous peu et, comme nous avons pu le constater, si les sorties d’avions ne cessent d’augmenter, nous nous dirigeons inévitablement vers un accident grave.

En effet, les trop fréquentes sorties de trajectoire et dépassements des limites autorisées de l’avion tractant les planeurs, notamment au-dessus d’Armissan et de Vinassan peuvent faire craindre le pire, de même les départs et arrivées d’avions décollant ou atterrissant sur l’aérodrome, survolant la Prade sur toute sa longueur à seulement quelques dizaines de mètres au-dessus des habitations, demeurent tout aussi inquiétants. Tout aussi préoccupants, les vols répétés emmenant en tournoyant au dessus des villages les élèves pilotes. Egalement risqués les décollages acrobatiques par fort vent (très fréquent à Narbonne) des avions tracteurs de banderole alors qu’une ligne électrique est en bout de piste.

Que faut-il donc aux autorités et aux responsables pour enfin mettre un terme aux infractions commises … Quelles arguties tenteront-elles d’évoquer si un tel accident se produit ?

De toute évidence, elles ne pourront invoquer le manque d’information ni la méconnaissance des faits, car Rubresus a informé hier et informe aujourd’hui encore des transgressions et des risques de crashs mettant en danger la population riveraine, sans qu’aucune décision ne soit prise de leur part.

 Accidentologie d’aéronefs amateurs en 2008  (source DGAC).

Voici quelques chiffres éloquents publiés par la DGAC sur son site internet, concernant l’année 2008, qui en disent long sur les dangers liés à la pratique du pilotage amateur.

On compte 41 266  pilotes licenciés (page 135) : pilotes privés, pilotes d’ULM et pilotes de Vol à Voile.

Alors qu’on dénombre en France pour l’année 2008,

–  260 accidents d’aéronefs  –  dont 56 mortels.

On note (en page 239) un chiffre différent mais toujours très important :

– 239 accidents en France  –  dont 71 décès.

Un peu plus loin une troisième série de chiffres (de valeurs toujours très élevées) indique

287 aéronefs accidentés  –  dont 64 morts et 36 blessés.

 Note de la rédaction : Comme on peut le constater, le décryptage de la comptabilité en matière d’accident d’avion de la DGAC reste une affaire de spécialiste ! Pour autant ces chiffres officiels témoignent tous d’une accidentologie élevée, notamment en termes d’accidents mortels.

           

Pour conclure sur ces chiffres, la DGAC ajoute que la première cause d’accident reste les pertes de contrôle de pilotage, loin devant les pannes (page 240).

  Rubresus analyse objectivement les chiffres de la DGAC…

Une règle de trois prenant en compte ces dernières valeurs (287 accidents pour  41 266 pilotes licenciés) donne les chiffres stupéfiants suivants pour 1000 pilotes licenciés :

7 accidents d’aéronefs (pilotes ou passagers).

1.5  mort (chiffre brut).

Cet éclairage est bien sûr très différent des statistiques officielles qui calculent le nombre d’accidents pour 100 millions de km parcourus et placent du même coup l’aviation amateur en situation avantageuse par rapport à l’automobile prise pour cible par la DGAC.

Note de la rédaction : en effet, alors que chaque accident d’avion met systématiquement la vie du pilote en jeu, il n’en n’est pas de même pour l’automobile. Ce jeu de chiffres permet aux instances de l’aéronautique de vanter spécieusement la sécurité du transport amateur aérien au détriment du transport routier.

À titre d’exemple, arguons qu’il n’est pas rare de croiser une automobile dont le pare-choc est embouti sans pour autant que son conducteur soit blessé, mais que chaque accident d’aéronef entraîne très souvent des blessures, voire la mort du pilote et des passagers.

 Au final, une accidentologie et un nombre de décès très élevés…

L’analyse des accidents de la route comparativement à ceux des aéronefs met en avant des taux d’accidents et de mortalité très élevés pour les pilotes.

Les statistiques officielles de la Prévention Routière pour l’année 2009 indiquent

2160 morts lors d’accidents automobiles,

– dont 1555 sont les conducteurs.

 La France compte environ 15 millions de conducteurs automobiles,

le taux de mortalité accidentelle vaut donc 1 pour 10 000 conducteurs.

 En reprenant les statistiques citées plus haut concernant l’aviation amateur, on obtient le chiffre stupéfiant de 15 décès pour 10 000 pilotes d’aéronefs.

La comparaison est éloquente et le taux de mortalité accidentelle des pilotes d’aéronefs est donc 15 fois plus élevé que celui des conducteurs automobiles.

 

Note de la rédaction : Voici des chiffres qui montrent sans équivoque le danger qu’entraine la pratique de cette activité, et ceci quoiqu’en dise la DGAC, je cite :

« le plus grand risque d’accidents des pilotes est leur retour en auto. » (tome 1, page 140), ce qui s’avère être (et démontré plus haut) totalement faux.

 La réalité est donc tout autre…Un pilote d’aéronef a 15 fois plus de risque de trouver la mort aux commandes de son avion qu’un conducteur d’automobile au volant de sa voiture…

 

Pour conclure…

Cette manipulation ne nous alarmerait pas au-delà d’une banale querelle de chiffres (chacun de nous est en effet en droit de risquer sa vie en exerçant sa passion comme il l’entend)si la vie des familles riveraines de l’aéroclub de Narbonne n’était pas de plus en plus fréquemment mise en jeu au travers de :

– sorties d’aéronefs sans cesse plus nombreuses,

– la mise en place de nouvelles activités par l’aéroclub…

– l’accumulation des dépassements des zones de survol autorisées par les avions de l’aéroclub.

 

La rédaction de Rubresus.


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