Rubresus Association de protection et sauvegarde de l’environnement des Basses Plaines de l’Aude

Victimisation et riposte: Un hangar pour l’aéroclub de Narbonne, question de vie ou de mort.

« L’Indépendant » relaie les plaintes de l’aéroclub de Narbonne, association pourtant subventionnée comme aucune autre, compte tenu de sa taille et du nombre minime de ses membres adhérents.

L’aéroclub n’est pas la victime qu’elle voudrait paraître, elle est bien au contraire, l’association coupable de nombreuses nuisances sonores subies par les habitants riverains!

ARTICLE DE L EDITION DU 21.02.2011 NARBONNE « Le club, privé de hangar est condamné. »

« Nous venons de perdre un avion – déplore Michel Moreau, le président du club.Nos appareils ne résistent pas à la corrosion et au bout de dix ans ils sont foutus, ce qui représente un coût trop important pour notre club. » L’aérolub de Narbonne est l’un des rares en France à fonctionner sans hangar. Créé en 1992 avec deux avions-école et un planeur, il a atteint sa vitesse de croisière avec deux avions, un remorqueur et un avion- école, un ULM et quatre planeurs. 82 mordus font vivre le club, dont des adolescents passionnés qui réalisent leurs rêves. Mais voilà, depuis 3 mois, avec un avion cloué au sol pour réparation et un autre arrivé en bout de course, le club est en sommeil.

« Le premier est mort, le deuxième avion qui sert à remorquer les planeurs, est actuellement à Lézignan pour réparation. On est contraint de le repeindre régulièrement avec des produits anti-corrosion et on fait placer le système atténuant le bruit pour diminuer les nuisances. » Le club prend entièrement à sa charge les réparations. Faute de subsides importants, se sont les pilotes qui ont financés eux mêmes l’ ULM. Le hangar « sans lequel le club est condamné à mourir » est un projet formé par le club depuis sa création. Le permis a été accordé pour une surfance de 600 mètres carrés, soit le plus petit hangar aéronautique. L’aérodrome étant placé en zone inondable, le permis impose de le surélever de 1,75 mètre.

« Il faut stabiliser la surélévation pour y placer la dalle et la consolider, les travaux devraient débuter mi-avril » précise le président. Nous avons obtenu une aide financière du conseil régional de 30 000 €uros. »

Afin de compléter le financement, le cub avait sollicité un entrepreneur qui plaçait sur le toit des panneaux photovoltaïques. Cependant,à cause du moratoire imposé par le gouvernement et la baisse du prix de rachat, le photovoltaïque est en suspens. « Nous explorons d’autres pistes », souligne Michel Moreau.

Mais pour les écologistes de l’association ECCLA, « il n’y a pas lieu de construire en zone inondable, si ce n’est que le permis de construire a été accordé en 2008 , alors que le Plan de Prévention des Risques Inondation était en élaboration ». « Aujourd’hui, souligne Maryse Arditi, ce permis n’aurait pas été accordé. La construction est située en plein milieu du chenal d’évacuation des eaux ».

L’association écologique y voit une double erreur: celle des services de l’Etat qui ont autorisés la construction en zone inondable et celle de la mairie qui a délivré le permis.

ECCLA se gausse également du côté photovoltaïque, qui, aux yeux des écologistes, est détourné de son objectif.

Une polémique jugée stérile par le président du club qui rappelle simplement:  » sans hangar, le club est condamné ». V.D.


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